GINA BIRCH

Creative Cacophonies

Painting show

du 4 au 14 mars et du 12 au 30 mai 2020

from March 4 to 14 and from May 12 to 30, 2020

Vues de l'exposition

Performance with spoken word and songs by Gina Birch

on March 5 at the opening

 

Concert de Gina Birch

au vernissage du 5 mars

Capture d’écran 2020-05-08 à 10.54.44.

Creative Cacophonies and The Vandalised Scrawlings of the Human Heart 

by Alex Michon

read here

 

Cacophonies créatives et gribouillis vandalisés du cœur humain

d'Alex Michon

à lire ici

Interview de Gina Birch

Qu’est-ce que l’histoire de l’art veut dire pour toi ?
Oh, J’ai reformulé la question dans mon esprit !!!
C’est une si vaste question! J’ai passé longtemps à tourner en cercles jusqu’à ce que…
Je pense que si je distille ce que tu demandes, en relation à mon exposition dans ta galerie, ça veut dire la beauté, la culture, la forme, l’exécution. Cela signifie aussi l’amour confus des peintures dont je trouve que le sujet est à la fois beau et repoussant. A mes yeux, les yeux d’une féministe du 21ème siècle, les femmes sont sujettes à des trai-tements horribles comme d’être possédées, considérées comme des objets, violées, diffamées, infantilisées dans ces œuvres.
J’ai joué un jeu, si on veut, de faire des copies de ces peintures puis je les ai vandalisées, avec des images gribouillées de correction ou de rétribution en faveur de quelques-unes des femmes représentées, sans leur per-mission. Prendre des libertés avec la haute culture, avec les gens inconnus, jouant à la divinité dans un monde où ça peut être à la fois transgressif mais aussi nécessaire.

Est-ce que l’expérience que tu as de guitariste t’es utile dans ta peinture ?
Je ne pense pas du tout que faire de la peinture ait un rapport avec jouer d’un instrument. C’est plus une attitude et même là, je suis plus intéressée par la technique en peinture que dans la musique où j’aime enfreindre la technique. Je pense qu’en la peinture la technique a été testée de tellement de manières possibles, en l’égouttant ou en l’éclaboussant à l’aveugle, en peignant une seule couleur sur toute la surface, en peignant grossièrement, de façon lisse, en peignant de façon figurative, de façon abstraite. Peut-être que j’ai complètement tort mais je pense qu’il y a eu tellement d’expériences… qui pour moi sont intéressantes mais pas nécessairement une route que je veux explorer. J’aime la technique en peinture. Je pense qu’en peinture j’ai plus d’expérience aussi, en musique c’est comme si j’étais aveugle et sourde et muette et que je voulais encore essayer de faire quelque chose.

Comment est-ce que le sujet d’une peinture te vient et comment est-ce qu’il évolue pendant la fabrication du tableau ?
Pour ce qui est du sujet, je pense que c’est la même chose que dans mes chansons. Je m’intéresse à la fois à ce qui est personnel et politique et à ce qui rejoint les deux. Les idées pour les peintures viennent tout à fait spontanément et puis je les suis… peut-être en n’y pensant sérieusement qu’après l’évènement. Je suis sans aucun doute une « faiseuse ». J’ai une idée et je me lève et je l’essaye !

Est-ce que tu ferais un rapport entre l’écriture de paroles pour une chanson et la conception d’un tableau ?
Je pense qu’en peinture c’est un ancien amour… d’une certaine façon comme un premier amour. C’est loin à l’intérieur de moi et j’y reviens comme on revient à la maison. Quand je suis arrivée à Londres en venant de Nottingham, j’étais comme un poisson sorti hors de l’eau, une fille de la province, qui a découvert tant de nouvelles choses passionnantes. J’ai secoué le vieux moi de ma personne, j’étais aventureuse d’une autre manière. J’ai rencontré des gens qui avaient des expériences tellement différentes des miennes. J’étais fascinée, j’étais mordue par cette vue plus mondiale de la société et des comportements. Du cinéma européen, de différents types de nourriture, de toutes sortes de manières différentes de travailler, de grandes galeries d’art, la grande ville.
Je pense que j’ai vraiment voulu faire de la peinture quand je suis venue à Londres à l’Ecole d’art, mais l’endroit où j’habitais ne me permettait pas de le faire, et plutôt que de me battre pour trouver comment y parvenir, je suis allée au département 4 Dimensions et me suis servie de l’équi-pement vidéo pour faire des expériences avec, puis j’ai commencé à faire des films Super 8 et des performances et bien sûr le punk est arrivé. Qui à ce moment-là aurait voulu être peintre ? Ça paraissait vieux jeu et j’ai oublié mon ancien amour.

Qu’est-ce que t’apporte la peinture que tu ne trouves pas dans la musique ou le film ?
Qu’est-ce que cela m’apporte ? C’est un acte sensuel, appliquer de la peinture sur une toile, la couleur, la texture, le balayage du pinceau, le mélange d’une couleur à une autre avec un pinceau sec. Puis les formes, les idées… tout est là.
C’est lorsque j’ai entendu parler en premier de la peinture de Dexter Dalwood « Laboratoire Garnier », que j’ai réalisé pour la première fois que la peinture offrait autant en matière de rêves et d’imagination, et d’une certaine façon n’importe quoi est possible dans une peinture. Je ne pense pas que je me sois libérée moi-même jusqu’à atteindre ce point, mais je l’ai toujours à l’esprit… tout est possible dans une peinture…


Est-ce que ton travail appartient à une certaine famille artistique ?
Les peintres que je regarde beaucoup, Manet, Degas, Goya, Géricault, Bacon ; je m’intéresse à Sickert, Bonnard, Doig, tous pour la couleur et la technique.
Mais je suppose que je me rattache principalement à des peintres figuratives qui prennent des libertés. Marlene Dumas, ou des peintres émotionnelles comme Shani Rhys James, bien que je ne suis pas sûre d’en être arrivée là.
Je peins à Turps Banana depuis un an et demi, et donc nous sommes un groupe de peintres qui ont tous des styles très différents… en fait ça serait bizarre maintenant si nous faisions de la peinture de manière similaire… Ce serait d’une manière plus compétitive et plus secrète, probablement. Nous discutons, nous partageons nos réactions, nous nous ignorons. Nous parlons du déjeuner !

Qu’est-ce que tu gardes dans un tableau et qu’est-ce que tu ne gardes pas ?
Je ne sais pas… parfois je barbouille le détail, parfois je peins avec plus de détail, ou ajoute une couleur appa-remment « fausse ». SI tu parles de ce que je vandalise dans quelques-unes de me peintures qui copient les maîtres anciens, je pense que mon impulsion initiale est de remplacer certains hommes héroïques par des sujets héroïques féminins. C’est important d’avoir des modèles féminins… c’est devenu très clair pour moi quand j’ai vu Les Slits jouer leur premier concert. J’étais complètement sidérée. Ça ne m’étais jamais venue à l’idée que je pourrais faire partie d’un groupe, que je pourrais m’exprimer de cette façon, et tout à coup mes yeux et mon cœur se sont ouverts. Je sais que ce que je tente est quelque chose de différent, mais comme j’ai dit, c’est une impulsion. Puis bien sûr les choses ont évoluées et j’ai essayé d’entrer dans le narratif des peintures d’une façon différente, en essayant de « sauver » les femmes, ou de faire qu’elles se défendent dans l’histoire que contient la peinture.

Quand tu es sur une peinture, est-ce une « obsession » ? Est-ce que tu travailles sur plusieurs peintures ou un autre travail en même temps ?
Je travaille en général seulement sur une peinture, étant donné que je travaille à l’acrylique presque exclusivement. Je pense que les personnes qui utilisent de l’huile doivent avoir une méthode différente comme le temps de séchage est si lent.
Je ne peux pas m’arrêter de peindre pour le moment. Je suis assez obsessionnelle, donc que ce soit de la musique, du film ou de la peinture, je m’y tiens…

Quel rôle est-ce que le féminisme joue dans ton travail ?
C’est au cœur de ma pensée parce que le monde est un endroit meilleur pour les idées qui font des hommes et des femmes des égaux.

Quel rôle est-ce que la peinture joue dans le féminisme ?
Je pense seulement que si les idées des femmes sont mises en avant dans les arts alors il y aura plus de com-préhension pour les idées des femmes… nous ne sommes pas des étrangères ou des objets etc…

Qu’est-ce que tu attends du milieu de l’art ?
Je ne sais pas vraiment quoi attendre. Un rêve serait d’avoir une œuvre dans un musée avant ma mort… J’aimerais avoir des œuvres accrochées aux murs de mes ami·e·s et des personnes que j’admire. J’aimerais parfois gagner un peu d’argent.

Qu’attends-tu d’une galerie d’art aujourd’hui ?
Du soutien, de l’enthousiasme, des échanges d’idées, des ventes.

Dans le processus de ton travail, est-ce qu’une peinture mène à une autre ou est-ce qu’elle mène parfois à de la musique ou des mots ou de la vidéo ?
Parfois il y a un thème qui se métamorphose en cours de route. Un mentor à Turps pensait que je devrais faire une série de peintures presque identiques, en explorant au fur et à mesure, mais je n’ai pas encore fait cela.

Tu as dit que tu étais attirée par l’art conceptuel. Est-ce que tu considères ton travail comme conceptuel d’une façon ou d’une autre ?
La chose qui m’a attiré était l’humour, le culot, l’opposition à l’objet, parfois seulement des instructions écrites. J’ai trouvé formidable que quelque chose, un objet évident de la vie de tous les jours puisse être appelé par un autre nom… par exemple le verre d’eau/chêne. [Cf. Michael Craig-Martin « An Oak Tree »]

Serais-tu d’accord pour dire que la peinture a à voir avec la vision, qu’elle rend une vision intérieure visible ?
Je pense que c’est possible et c’est ce à quoi j’aspire, c’est une idée passionnante à atteindre.

Interview with Gina Birch

What does art history mean to you?
Oh I’ve rephrased the question in my mind!!!
That’s such a big question! I spent a long time going round in circles with this until....
I think if I distil what you’re asking, in relation to my show in your gallery, it means beauty, culture, love of paint, colour, form, execution. Also it means the confusing love of paintings who’s subject I find both beautiful and repellent. Through my eyes, the eyes of a 21st century feminist, women are subjected to horrific treatment as possessions, objectified, raped, vilified, infantilised in these works.
I played a game, if you like, of making copies of these paintings and then vandalising them, with scrawled images of correction or retribution on behalf of some of the female subjects, without their permission. Taking liberties with high culture, with unknown people, playing God(ess) in a world where that may be transgressive but also necessary.

Is your experience of guitar playing useful in your painting? 
I don't think I relate painting at all to playing an instrument. It is more an attitude and even then, I am more interested in technique in painting than in music where I like to break with technique. I think in painting technique has been tested in so many ways, dripping splashing painting blind, painting only one colour on the whole surface painting roughly, painting smoothly, painting figuratively, painting abstractly. Maybe I'm very wrong but I think, in painting there have been so many experiments… that for me are interesting by not necessarily a journey I want to explore. I like technique in painting. I think that in painting I have more experience too, in music it is like I am blind and deaf and dumb and I still want to try to make something.

How does the subject of a painting come to you and how much does it move during the making?
With regard to subject matter, I think it is the same as in my songs. I am interested in both the personal and the political and the personal political. Ideas come for paintings quite spontaneously and then I run with it... maybe only thinking seriously about it after the event. I am definitely a 'doer'. I have an idea and I get up and try it out!

Would you relate the writing of lyrics and the conception of a painting?
I think in painting it is an old love… in a way like a first love. It is deep in me and I came back to it like coming home. When I came to London from Nottingham I was a fish out of water, a girl from the provinces, who discovered so many exciting new things. I shook off the old me, I was adven-turous in a different way. I met people who had so many different experiences from me. I was fascinated, I was hooked on this more worldly view of society and behaviour. Of European cinema, of different types of food, of all sorts of different ways of making work, of big art galleries, the big city.
I think I did want to paint when I came to London to art school, but the space I had didn't enable me to do that, and instead of fighting to find a way to do it, I went to the 4D department and took out video equipment and experimented with that, then I started to make Super 8 films and do performance and of course punk was happening. Who then would want to be a painter? It seemed old fashioned and I forgot about my old love.

What do you get in painting that you do not get in music or film?
What do I get from it? it is a sensuous act, putting paint on a canvas, the colour, the texture, the sweep of the brush, the blending of one colour to another with a dry brush.  Then the shapes, the ideas... it is all there. 
It was when I first heard of Dexter Dalwood's “Labo-ratoire Garnier” painting, that I realised for the first time that painting offered so much in the way of dreams and imagination, and any thing in a way is possible in a painting. I don't think I have freed myself up yet to get to that point, but it is always in my mind... anything is possible in a painting…

Does your work belong to a certain art family?
Painters I look at a lot Manet, Degas, Goya, Gericault, Bacon; interested in Sickert, Bonnard, Doig, all for colour and technique.
But I suppose mostly I relate to figurative painters who take liberties. Marlene Dumas, or emotional painters like Shani Rhys James. Although I'm not sure I'm there yet.
I have been painting at Turps Banana for 1 & 1/2 years, so we are a group of painters all with very different styles… in fact now it would be weird if we painted in a similar way… it would be more competitive and more secretive possibly. We chat, we feedback to each other, we ignore each other. We talk about lunch!

What do you keep in a painting and what don’t you keep? 

I don't know... sometimes I smudge detail, sometimes I paint in more detail or add a seemingly 'wrong' colour. If you are talking about what do I vandalise in some of my paintings that copy old masters, I think my original impetus was to replace some of the heroic men with heroic female characters.  It is important to have female role models... that became very clear to me when I saw The Slits play their first gig. I was bowled over.  It never even occurred to me that I could be in a band, that I could express myself that way and suddenly my eyes and heart were opened. I know what I am attempting is something different, but as I said, its an impetus. Then of course things moved on and I tried to enter the narrative of the paintings in a different way, trying to ‘save’ them women or to get them to fight back within the painting narrative.

When you are on a painting, is it an « obsession »? Do you work on several paintings or other work at a time? 
I usually just work on one painting, as I work in acrylic almost exclusively. I think people who use oil have to have a different method as the drying time is so slow.
I can't stop painting right now. I am pretty obsessional, so whether it be music film or painting I just keep at it...

What role does Feminism play in your work?  
it is at the core of my thinking because the world is a better place for the ideas of men and women to be equal.

What role does painting play in Feminism? 
I think only that if more women' ideas are put forward in the arts then there is more understanding of womens ideas... we are not aliens or objects etc...

What do you expect from the artworld? 
I don't really know what to expect. A dream would be to have one painting in a museum before I die....  I would like to hang on the walls of my friends and people I admire. I would like to occasionally make some money.

What do you expect from an art gallery today? 
Support, enthusiasm, exchange of ideas, sales.

In the process of your work, does a painting lead to another painting or does it sometimes lead to music or words or film? 
Sometimes there is a theme which mutates as it goes along. One mentor at Turps thought I should maybe make series of paintings, almost identical exploring along the way, but I haven't done this yet.

You said you were attracted to conceptual art. Do you see your work as conceptual in some way?  
The thing that attracted me was the humour, the nerve, the opposition to the object, sometimes just written instructions. I found it exciting that something, an obvious everyday object could be called by another name... eg the glass of water/oak tree.  

Would you agree that painting has to do with vision, that it brings an inner vision visible? 
I think it is possible and this is what I aspire to, it is an exciting idea to reach for.

Gina Birch m’a demandé d’écrire un texte sur son exposition à ma galerie.


Je l’ai rencontré par l’intermédiaire de Michael Shamberg, lors du Turtle salon organisé avec Alison Koehler pendant la dernière foire Bienvenue à la Cité des Arts. Michael Shamberg avait écrit à son propos dans son journal comme d’une musicienne qu’il respectait et aussi d’une amie.


Gina Birch a répondu à l’invitation du Turtle avec sa vidéo “Feminist/city girl” que j’ai beaucoup aimé. Je savais que Gina Birch était une musicienne punk et ai découvert qu’elle était également peintre. La suite du Turtle a été une exposition de groupe à ma galerie où elle a envoyé 2 tableaux. Et maintenant, cette exposition personnelle qui a lieu seulement quelques mois après.


Gina Birch peint depuis 4-5 ans. Sa peinture est, comme elle l’a dit, une façon de raconter sa vie. Sa peinture interroge le sens de la « bonne peinture », on ne sait pas très bien si l’on est chez un étudiant des Beaux-Arts ou chez un peintre reconnu. Ni d’ailleurs, si c’est un homme ou une femme qui a peint.


Mais au second regard, ses peintures sont pleines d’idées et leur apparente facilité est beaucoup plus sophistiquée qu’on ne le croit. Et puis elles parlent, elles disent clairement que l’histoire qu’elles montrent n’est pas l’histoire où elles vont. Leur féminisme claque sur la toile et pourtant, ses œuvres ne me font pas peur, je ne me sens pas agressé par leur violence, je me sens attiré par elles. J’aime leur liberté et leur sans gêne, j’aime leur esprit et si elles crient, ça me fait du bien à moi aussi.


Gina Birch inaugure à ma galerie un cycle d’expositions d’artistes femmes, introduit par l’exposition de Hessie. Je la remercie et espère que vous partagerez mon enthousiasme pour son travail.


Je remercie aussi Alex Michon qui a écrit une très belle présentation de son travail, ici dans le dossier de presse.

Arnaud Lefebvre

DOSSIER DE PRESSE A TÉLÉCHARGER

Gina Birch asked me to write a text about her exhibition at my gallery.

I met her through Michael Shamberg during the Turtle Salon I organized with Alison Koehler during the last Bienvenue art fair at the Cité des Arts. Michael Shamberg wrote about her in his journal, as a musician he respected and also as a friend.

Gina Birch responded to the Turtle's invitation with her video "Feminist / city girl », which I really liked. I knew Gina Birch was a punk musician and discovered that she was also a painter. The following of the Turtle was a group exhibition at my gallery where Gina Birch sent 2 paintings. Now, this personal exhibition is taking place only a few months later.

Gina Birch has been painting for 4-5 years. Her painting is, as she said, a way of telling us about her life. Her painting questions the meaning of "good painting", it is not clear whether one is with a student of Fine Arts or with a recognized painter. Nor by the way if it was a man or a woman who painted.

But at a second look, her paintings are full of ideas and their apparent ease is much more sophisticated than it seems. And also they speak, they clearly say that the story they show is not the story they go to. Their feminism slaps on the canvas and yet, her paintings do not scare me, I do not feel attacked by their violence, I feel attracted to them. I ike their freedom and their shamelessness, I like their spirit and if they shout, it does me good too.

 

Gina Birch inaugurates a cycle of exhibitions of Women artists at my gallery, introduced by Hessie's exhibition. I thank her and hope that you will share my enthusiasm for her work.

I also thank Alex Michon who wrote a beautiful text on her work, here in the press release.
 

Arnaud Lefebvre

PRESS RELEASE TO UPLOAD

Jenn Pelly "The Raincoats" p.31
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